Présentation de l'Association OEcuménique
d'Accompagement pour Personnes Agées et Réfugiées

L’organisation Internationale des Réfugiés ( O.I.R.) a été crée en 1946, après la deuxième guerre mondiale, pour prendre soin d’un million et demi de personnes déplacées, et les réinstaller soit par rapatriement, soit par rétablissement. Lors de la liquidation de l’O.I.R, en 1952, une partie des fonds non utilisées a pu être affectée à des buts humanitaires, entre autres aux « cas difficiles » dans les pays d’accueil, et au gouvernement militaire allié à Trieste pour l’émigration de réfugiées âgés.

La France a reçu une part de ces fonds : par décret, une association semi-publique, nommée l’Association Etablissement des Réfugiés Etrangers (A.E.R.E.), composée de hauts fonctionnaires représentant les ministères intéressés à la question des réfugiés a été créée pour gérer la somme reçue, rechercher d’autres fonds et pour suivre ensuite leur utilisation. Le ministère des finances avait accepté de faire bénéficier de l’exonération des droits d’hypothèque et d’enregistrement, et également de la TVA, pour tous les achats sur des fonds d’origine internationale, transitant par l’A.E.R.E.


La recherche des solutions définitives pour la réinstallation dés réfugiés âgés ou invalides a été facilitée par la décision qui venait d’être prise de faire prendre en charge ces personnes par l’Etat lorsqu’elles étaient dénuées de ressources.

En 1953, Madame Schauffus, alors Vice Présidente exécutive de la fondation Tolstoï, a conçu, en accord avec le diocèse des églises russes en France (exarchat du Patriarcat de Constantinople), le projet de créer une maison de retraite à Cannes, destinée aux réfugiés orthodoxes. Un immeuble, l’Hôtel Régina, a été trouvé par le père Tchertkoff, alors aumônier de la maison. Le financement de l’achat, soit 66 millions d’anciens francs, a été assuré par l’United States Escape Program (U.S.E.P) et le fond de Trieste, contre l’engagement de faire venir en France 110 réfugiés orthodoxes âgés en provenance de Trieste et de Shanghai. Plusieurs organisations internationales et françaises, le conseil Œcuménique des Eglises, l’Entraide protestante Suisse et la CIMADE se sont jointes au projet et ont contribué financièrement à son achèvement.L’Association « Maison de Cannes » a été ainsi constituée.

En 1954, à Cannes, un petit hôtel, les Cigales, a été acheté 15 millions d’anciens francs, versés par l’U.S.E.P, pour héberger 30 vieillards réfugiés, en provenance de Trieste et du Moyen Orient.

En 1955, un troisième hôtel, l’Insulinde, a été acquis à proximité de l’hôtel Les Cigales avec des fonds U.S.E.P (31 millions d’anciens Francs) pour héberger 60 vieillards réfugiés en provenance d’Autriche , d’Italie et de Grèce.

Ultérieurement , l’Association Maison de retraite de Cannes a acquis deux hôtels à Saint-Raphaël.

 

Le premier, l’Hermitage a été acheté en 1957 sur des fonds U.S.E.P (33.5 millions d’anciens Francs) pour y héberger 112 vieillards réfugiés en provenance du Proche Orient , d’Autriche, d’Italie et du Maroc.

Le second, le Diana, a été acquis en 1958, à l’aide de fonds du Haut commissaire aux Réfugiés des Nations Unies ( 35 millions d’anciens Francs) pour héberger 70 réfugiés russe de chine.

Egalement en 1958, la maison du Perreux a été achetée par l’A.E.R.E. à l’aide de l’U.S.E.P. et de fonds internationaux qui lui avaient été remis par l’Association « Maison de retraite de Cannes »(26.2 millions d’anciens francs).

 

En 1960, l’immeuble voisin du Perreux a été acheté par l’Association (10 millions anciens) en contrepartie de la venue de 15 vieillards réfugiés en provenance de chine.

Les années ont passé. Les pensionnaires d’origine se sont éteints et les places vacantes ont été occupées progressivement par des personnes âgées du secteur géographique de chaque établissement. Les trois établissements de l’association sont devenus des maisons de retraites médicalisées avec cure médicale. Au fils des années et de l’évolution des contraintes, les trois maisons ont subi des agrandissements et des transformations à l’aide de fonds d’origine variée, obtenus par l’Association « Maison de retraite de Cannes et autres établissements ».

 

Les trois établissements gérés par l’association :

Les Gabres L'HermitageLa cascade

 

L’association est toujours composée de représentants des institutions membres suivantes :

Fondation Tolstoï , le conseil œcuménique des églises , l’église orthodoxe russe en France , la CIMADE , l’Entraide protestante Suisse.

La présidence de l’Association est assurée par Monsieur Jacques STEWART.

 

Le 15 Octobre 2002 l'association « Maison de retraite de Cannes et autres établissements » a changé de nom et s’appelle désormais « Association Œcuménique d’Accompagnement pour Personnes Agées et Réfugiés »

 

Le 4 Juin 2002, la maison de Retraite Hermitage à signé conjointement avec la Direction des personnes âgées et des personnes handicapées du Conseil Général du Var et avec la Direction Départementale du Var des affaires sanitaires et sociales une convention tripartite d’une durée de cinq ans. Cette convention comprend des engagements fort en matière d’amélioration de l’hébergement et de développement de la démarche qualité en générale avec notament la reconstruction de l’Hermitage sur un nouveau site à Saint-Raphaël. L’Hermitage est désormais classé officiellement : Etablissement d’Hébergement de Personnes Agées Dépendante (E.H.P.A.D).

Après vingt mois de travaux, d’Avril 2004 à Novembre 2005, le Transfert d’activité de l’Hermitage dans ses nouveaux locaux s’est déroulé les 7 et 8 Décembres 2005.